En effet le président d'Esprit d'Ebene Mali n'est autre que le directeur de communication du festival Paris Bamako.
Le 1er avril 2006 se tiendra à Bamako au Mali, la deuxième
édition du Festival « les Paris Bamako », parrainé par Amadou & Mariam.
Pendant une semaine en résidence de création Amadou &Mariam - M (Mathieu Chédid) - BaCissoko - Electro Bamako - Jean Philippe Rikiel - Oxmo Puccino - Mo Dj - Manjul - Tiken Jah Fakoly- K'Naan vont s'immerger aux cotés d'artistes locaux pour produire sur scène un spectacle inédit et spontané.
Cette performance sera relayée quelques mois plus tard sur plusieurs autres scènes du monde: Montréal, Québec, Paris et Bruxelles...
En mai 2005, le festival a rassemblé, en plein centre de la capitale Malienne et sur une même scène, de nombreux artistes, en invitant entre autre, Manu Chao et Neneh Cherry autour
d'Amadou et Mariam.
Les bénéfices de cette opération sont reversés à l?Institut des Aveugles du Mali, école dans laquelle se sont rencontrés Amadou et Mariam. C'est d?ailleurs dans cet établissement et avec la participation des jeunes aveugles que se déroulera le festival.
En 2006, Alain Mikli, créateur opticien très impliqué dans la cause des aveugles, rejoint les Paris Bamako et devient le partenaire officiel.
Bamako, capitale de l'Afrique
« Bamako, capitale de la république du Mali ; 196 000 habitants. Archevêché. Port sur le Niger. Huileries et savonneries. » Entre Balzac et Bambaras dans le Petit Larousse illustré de 1980.
Aujourd?hui, Bamako dépasse le million d?habitants. Temple du commerce, centre des ONG,capitale administrative, artistique, culturelle du Mali, toutes les traditions du pays s'y croisent, s'y rencontrent. La ville va de l'avant, sans complexe et sans rien céderde la gentillesse et de l'accueil traditionnel des Bamakois : le
Djatigui, l'art d'accueillir... et de recevoir. Bamako pulse. Elle est en train de devenir la plaquetournante de l'Afrique de l'Ouest.
Bamako est pauvre, mais Bamako est vivante. La capitale administrative héritière du grand empire Mandingue est riche de sa jeunesse et de sa croissance, les multiples métissages qui s'y produisent entre traditions africaines, asiatiques et occidentales inventent notre futur.
Longtemps surnommés "Le couple aveugle du Mali", Amadou et Mariam promènent leurs
notes chaleureuses depuis près de trente ans.
Après un long début de carrière en Afrique, le duo s'est imposé sur la scène internationale en
deux temps, d'abord avec la chanson « je pense à toi, mon amour, ma chérie" en 1998, puis en 2004 avec l'album "Dimanche à Bamako" produit par Manu Chao.
En 1973, l?Institut des jeunes aveugles de Bamako ouvre ses portes. Mariam, qui a perdu la vue à l'âge de cinq ans, fait partie des premiers élèves intégrés et y apprend le braille.
Elle y donne également des cours de chant et de danse aux autres élèves. Amadou a perdu la
vue pendant son adolescence à la suite d'une cataracte congénitale, il entre en 1975 à
l'Institut des jeunes aveugles de Bamako.
Auréolé d'un début de succès et surtout passionné par la musique,
Amadou séduit Mariam. Et inversement.
À l'Institut, l'accent est mis sur la musique : les élèves forment la troupe de l'Institut en 1976
que dirige Amadou, puis, en 1977, un orchestre dont Mariam est la chanteuse principale. Ces
formations présentent des spectacles et animent des campagnes de sensibilisation à la vie des aveugles.
1980 marque le début de leur duo.
AMADOU & MARIAM
L 'Institut National des Jeunes Aveugles du Mali -
Un succès reconnu
Le premier cycle est exclusivement réservé aux jeunes mal voyants et non voyants. En plus de la culture générale, ils apprennent à lire, écrire le braille, compter et suivent des cours de socialisation.
Le deuxième cycle, (équivalent au Collège) est standard. Les élèves voyants, mal voyants et non voyants sont mélangés.
Les élèves mal voyants et non voyants sont pensionnaires de l'Institution et viennent de toutes les régions du pays. Ceux qui le peuvent rentrent chez eux pendant les vacances scolaires. Les autres élèves sont externes.
Dans les classes, tablettes de braille, livres scolaires traditionnels, cahiers et même le tableau noir (commenté de manière orale) sont les outils de nos jeunes étudiants . Les élèves s'entraident, ce qui n'est pas étranger au taux de réussite important de l'Institution.
Dans la cour, tous les enfants jouent ensemble : il est bien souvent
difficile de distinguer ceux qui voient de ceux qui ne voient pas : tous jouent au foot et aux jeux de leur âge ...
En plus de cette scolarisation, l'Institut dispense une formation sur un an pour les élèves et les adultes ayant perdu la vue en cours de scolarité ou de carrière. Elle dispense des cours sur la méthode braille, des cours d'orientation/de mobilité, des cours de socialisation, d'ergothérapie. 15 personnes suivent cette formation en 2002.
De nombreux anciens sont devenus des "cols blancs" : ils sont magistrats, avocats, professeurs dans l'enseignement secondaire, kinésithérapeute ou travaillent dans des services sociaux.
Site internet:
www.les-paris-bamako.com